La matière
Il suffit de se taper la tête contre un mur pour prendre conscience de l’existence de la matière. Cette matière a des propriétés plus ou moins faciles à définir : la masse, l’étendue, la charge. Nos sens (vue, toucher, odorat, goût, ouïe) nous permettent d’accéder à cette connaissance sensible. Nos sensations convenablement interprétées nous permettent de percevoir et de comprendre l’univers qui nous entoure.
Mais chaque brique est elle-même en ensemble de grains plus petits. Nous pouvons faire l'expérience de la divisibilité de la matière en cassant un objet en 2, puis encore en 2, etc... jusqu'à ce que la finesse de l'objet considéré nous empêche de poursuivre l'opération.
A partir de là, nous pouvons logiquement nous demander jusqu'où la matière peut être ainsi divisée. 2 possibilités s'offrent à nous:
Introduction
Divisibilité de la matière
Il est très facile de casser notre mur pour en récupérer les briques.
1.
2.
Nous pouvons diviser la matière à l'infini et c'est le paradoxe: la matière est constituée d'une infinité de rien.
A partir d'un certain stade, la division de la matière n'est plus possible et nous acceptons l'existence de particules élémentaires qu'on ne peut pas couper (atome en grec a-tomos signifie "insécable, qu'on ne peut pas couper").
C'est sans doute grâce à un raisonnement déductif de ce genre que les matérialistes de l'Antiquité (Démocrite, Epicure, Lucrèce,...) ont imaginé que la matière était de nature corpusculaire.
Les sciences expérimentales que sont la physique et la chimie nous amènent aussi à cette conclusion. La démarche scientifique n'est cependant pas fondée uniquement sur un raisonnement déductif mais sur l'expérience. Ainsi l'idée d'atome, née en Grèce il y a 2500 ans est réapparue au 19e siècle.
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Travaux en cours ...
La matière prend de la place. On peut mesurer cette étendue en la comparant avec un objet gradué comme une règle.